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V) La guerre de Sept ans est une guerre limitée au sens clausewitzien où les États poursuivaient des objectifs politiques bornés et définis (2)

La guerre se finit le 10 février 1763 avec le traité de Paris. Le texte du traité, dans sa formulation même, montre que même une guerre mondiale par ses théâtres reste, dans ses termes de sortie, une négociation de redistribution territoriale précise.

Dans Candide (1759, chapitre 23), le personnage de Martin observe : "Vous savez que ces deux nations sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada, et qu'elles dépensent pour cette belle guerre beaucoup plus que tout le Canada ne vaut." Cette phrase, écrite pendant la guerre elle-même, est un jugement contemporain et sarcastique sur la disproportion entre le coût du conflit et la valeur réelle de l'enjeu, exactement la critique que Fénelon adressait déjà, une génération plus tôt, aux guerres de Louis XIV.

Puisqu’on fait déjà le parallèle, comparons les guerres de Louis XIV avec la guerre de Sept ans, afin de relever les dynamiques convergentes et divergentes.