Synthèse : Après la Révolution française, c'est la Nation qui fait la guerre pour défendre et répandre ses idées
Après la Révolution française, c’est la Nation qui fait la guerre. L’armée de métier ne disparaît pas, mais elle est renforcée par le peuple qui prend les armes.
Pendant la Révolution française, la souveraineté est transférée du roi à la Nation, ce qui fait que c’est à elle qu’appartient désormais le droit de faire la guerre. Ce sont donc les représentants de la Nation qui décident de faire la guerre.
Si la Nation fait la guerre, ce n’est plus seulement pour conquérir ou défendre ses territoires : à ces ambitions politiques s’ajoutent des ambitions idéologiques. Par la guerre, la Nation peut défendre et répandre ses idées.
Avec le sacre de Napoléon, ce n’est plus la Nation qui décide de faire la guerre, mais c’est lui. Pour autant, la Nation en armes est toujours là : la Grande armée de Napoléon est un héritage de la Révolution. C’est parce que la Nation a pris les armes que Napoléon peut déployer des effectifs militaires si colossaux, lui permettant de nourrir des ambitions et objectifs que les souverains de l’Ancien Régime ne pouvaient pas atteindre.
La Nation en armes n’est pas un phénomène français, mais c’est un phénomène qui se répand en Europe. La Prusse réforme son armée après avoir perdu lourdement contre la France : contre une armée nationale, une armée royale ne fait plus le poids. En Espagne et au Portugal, au nom de la Nation, le peuple prend les armes et se soulève contre Napoléon : c’est la petite guerre, la guerrilla.
La Nation en armes n’est donc pas un événement anodin : c’est une bascule dans l’histoire de la guerre, dont les conséquences sont durables.