La transition
La transition lie les parties entre elles. L’idée est de faire un point sur sa démonstration, donc où on en est dans notre travail.
« Ainsi, la vérité se décline en degrés. La vérité véritable, unique, stable, non sujette au changement, n’est accessible que par l’intuition supérieure. Or, pour convaincre, il faut être prouvable et démontrable, ce qui suppose être saisissable par la raison. En ce sens, il semble que la vérité en son sens le plus haut ne soit pas convaincante en droit : elle échappe au registre même de la conviction rationnelle. »
Ce qui a été dit en première partie est vrai : il n’est pas question de se contredire. En revanche, cette première proposition ne peut pas suffire : elle doit être nuancée. Pourquoi ? C’est parce qu’elle a des limites qu’elle ne peut pas suffire.
« Pour autant, cette vérité supérieure est-elle réellement atteignable par l’homme ? Possède-t-on une telle faculté nous permettant de sortir complètement du monde sensible ? Si tel n’est pas le cas, cette vérité supérieure, inaccessible à l’homme, évidente mais non convaincante en droit, devrait être délaissée pour examiner la force convaincante des vérités accessibles à l’homme. »
Puis qu’elle ne suffit pas, il convient d’explorer une autre idée, de faire une proposition qui va venir nuancer la proposition précédente : c’est l’idée de la partie suivante.
« Ces vérités sont-elles toujours convaincantes, c’est-à-dire prouvables et démontrables de manière à ce qu’elles ne puissent pas être réfutées ? »