La cascade
Pour être précis, il faut d’abord analyser le sujet avec le plus de rigueur possible. De ce travail, on fait émerger des tensions et des enjeux précis : c’est la problématisation. On synthétise ces tensions en une question directrice claire et spécifique : c’est la problématique. On répond strictement à cette problématique avec le plan. Ce plan est déployé pendant le développement. On voit donc que tout part de l’analyse du sujet : si elle est peu précise, c’est-à-dire qu’elle passe à côté d’enjeux du sujet, la problématisation ne fera pas émerger suffisamment d’éléments, ce qui fait que la problématique ne pourra pas être précise et spécifique. Si la problématique n’est pas précise, sa réponse, qui est le plan, ne peut pas l’être non plus. Si le plan n’est pas taillé pour répondre strictement au sujet, le développement qui le déploie ne le sera pas davantage.
Il me semble que c’est en ce sens qu’on peut dire que l’analyse du sujet est le geste fondateur : tout le reste en dépend.
Ce que la précision exige concrètement, et la façon dont elle se joue dans l’analyse du sujet, dépend en partie de la discipline. Les termes d’un sujet de philosophie ne se définissent pas de la même façon que ceux d’un sujet d’HGGSP. La tension qu’on cherche à faire émerger n’est pas du même ordre. C’est pour cela qu’avant de continuer, je vous propose de choisir votre matière.