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Transition

Point sur la démonstrationAussi, les vérités semblent être de deux types : empiriques ou nécessaires. Les vérités empiriques sont convaincantes en droit au sens fort : comme elles sont démontrables et prouvables, nul esprit rationnel ne peut les réfuter. Les vérités nécessaires sont convaincantes en droit pour celui qui accepte la moralité, mais pas nécessairement en fait : elles exigent une adhésion à la moralité, mais dès lors que cette moralité est acceptée, elles sont forcément convaincantes car nul ne peut les réfuter sans se contredire soi-même. Ainsi, la vérité semble effectivement toujours convaincante en droit dans le sens où elle ne peut pas être réfutée si les modalités évoquées sont respectées.

Limites de la partie précédentePour autant, si elles ne peuvent être réfutées, elles peuvent être niées, c’est-à-dire rejetées, contestées. Si la réfutation implique de prouver la fausseté, le fait de nier implique de rejeter malgré qu’on ne puisse contredire, qu’on ne puisse réfuter. En ce sens, une vérité non réfutable, convaincante en droit, peut ne pas convaincre en fait, ne pas être acceptée, être rejetée.

Ouverture sur la partie suivanteOn en vient à se demander : dans quelles circonstances une vérité convaincante en droit pourrait ne pas convaincre en fait ?