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L’analyse du sujet

L’analyse du sujet est la pierre angulaire de la dissertation. Pour que la dissertation soit précise, c’est-à-dire pour qu’elle réponde au sujet, il faut comprendre ce qui est en jeu dans le sujet. Cela passe par l’analyse du sujet : plus elle sera précise, plus on peut espérer que la problématique, le plan, et le développement soit précis.

La première étape de l’analyse du sujet est la définition des termes du sujet.

« Par vérité, on entend ce qui correspond à la réalité. »

« La vérité peut également désigner ce qui s’impose comme une évidence, ce qui est un principe premier indiscutable. »

« Par convaincante, on entend la capacité à convaincre. Convaincre est le fait d’amener quelqu’un, par le raisonnement ou par des preuves tirées de l’expérience, à accepter la vérité d’un fait, d’une affirmation. »

« Mais cela peut aussi signifier produire effectivement cette adhésion en pratique. »

C’est à partir de ces définitions qu’on peut tirer des premières conséquences sur le sujet. L’objectif est de comprendre ce qui est impliqué par le sujet, dans un premier temps.

« Dès lors, il semble que la vérité soit d’abord et avant tout convaincante : elle ne peut être affirmée que si elle est prouvée ce qui fait qu’elle semble avoir une force convaincante intrinsèque. »

Après avoir examiné les définitions de « vérité », on se dit qu’elle est convaincante car les deux définitions peuvent se regrouper.

« Ainsi, la vérité étant fondée sur des preuves rationnelles, semble toujours, c’est-à-dire dans tous les cas et sans exception, convaincante en droit : elle a la force de s’imposer à tout esprit rationnel. »

Cette idée selon laquelle la vérité est toujours convaincante peut être formulée assez facilement dans la mesure où c’est une vision répandue de la vérité. Après tout, la vérité saute aux yeux, l’évidence s’impose, la vérité éclate toujours. Mais ce n’est qu’en examinant vraiment les mots qu’on peut formuler que la vérité se fonde sur des preuves rationnelles. Et comme est convaincant ce qui arrive à convaincre c’est-à-dire à amener par le raisonnement à accepter la vérité d’une affirmation, la vérité semble toujours convaincante. Mais en même temps, si la vérité finit toujours par se savoir, si la vérité peut éclater, c’est parce qu’elle peut être cachée, refusée. Cette première affirmation est donc cohérente, mais elle n’est pas complète : elle a des limites, et elle suscite des problèmes.