Guide de la dissertation HGGSP · La dissertation est précise

Rester précis jusqu’au bout

Ce que je veux traiter, ce sont deux écueils qui guettent particulièrement le développement, bien qu’il se puisse que le défaut apparaisse plus tôt, étant donné que le développement déploie le plan qui est une réponse à la problématique qui synthétise la problématisation, qui naît de l’analyse du sujet.

Le hors-sujet

C’est tout simplement lorsque le devoir ne répond pas au sujet demandé.

Cela se joue d’abord dans l’introduction. Si les éléments de l’introduction sont tous dans le sujet, on peut tomber hors sujet si on développe des éléments qui ne répondent pas à la problématique.

Je conseille de tenter de se limiter strictement à ce qui est nécessaire pour la démonstration, pour prouver l’argument et pour répondre à la problématique.

Le déplacement du sujet

C’est quand le devoir répond en partie au sujet, notamment au début, mais pas complètement : l’élève déplace le sujet et traite plutôt un sujet qui lui est plus confortable, plus aisé.

Cela peut survenir plus ou moins tôt, comme cela peut arriver au milieu du devoir.

C’est particulièrement dangereux car en bonne partie invisible : l’élève donne encore des exemples pertinents, et se pense donc dans le sujet mais au final, il n’est que dans le thème, sans pour autant répondre au sujet.

C’est un glissement quasi invisiblequi peut se produire quand l’élève n’attache pas systématiquement sa réflexion au sujet.

Comment se prémunir de ces défauts ?

1

Si le travail en amont, celui du brouillon et de l’introduction, a été précis, cela fait que l’idée, la thèse et l’argument sont susceptibles d’être précis.

2

Si tu annexes toujours tes exemples à ton argument et à ta thèse et que ces deux éléments sont précis c’est-à-dire qu’ils répondent au sujet, il y a de bonnes chances pour que ton exemple soit précis et donc dans le sujet.

3

Mais il y a un autre élément qui peut aider à être précis : la conclusion locale. Après avoir mis l’exemple, on tire les conséquences : « qu’est-ce que cela suppose pour le sujet ? », « qu’est-ce que cela provoque comme avancée sur le sujet ? ». On répond à la question « et alors ? pourquoi avoir développé cela ? »

L’idée est de rattacher explicitement l’exemple au sujet, répondre clairement au sujet, faire explicitement progresser la démonstration.

Essaie donc de conclure chaque sous-partie par une conclusion locale qui explicite à quoi ont servi les connaissances, ce qu’elles ont prouvé, ce qu’elles ont apporté à la démonstration.

La conclusion

La conclusion se compose de trois temps : pendant le premier temps, on récapitule notre démonstration ; pendant le deuxième temps, on répond à la problématique ; et pendant le troisième temps, on ouvre le sujet si on a trouvé une ouverture pertinente.

  1. On récapitule notre démonstration

  2. On répond à la problématique

  3. On ouvre le sujet si on a trouvé une ouverture pertinente

La question du temps

Un dernier point pour ce chapitre : la question du temps. Il y a peu de temps dans l’épreuve. Et cela impose une exigence importante : il faut aller vite à l’essentiel, et hiérarchiser.

Cela montre encore plus l’importance d’annexer ses connaissances aux idées. Les idées forment un cadre qui délimite ce qu’on dit et ce qu’on ne dit pas. Tu commences par énoncer ton idée, et tu vois quelle connaissance, quel exemple va prouver avec le plus de pertinence ton argument.

Il ne faut pas hésiter à « sacrifier » des connaissances.

La vitesse est une qualité précieuse pour cette épreuve, et elle demande de synthétiser et de hiérarchiser les informations, et les connaissances afin de se concentrer sur ce qui prouve le mieux la thèse.

Une prochaine session d'entraînement sur ce chapitre est possible :