La rédaction

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Expliquer, tirer des conséquences, conclure la sous-partie

6Outils pour expliquer

Pour expliquer les documents, je vois deux outils principaux.

deux outils principaux

Tentons de faire une modeste typologie des connaissances en HGGSP.

ALa contextualisation

La contextualisation est l’action de replacer un mot, un fait ou une idée dans son milieu d’origine ou ses circonstances pour en faciliter la compréhension. Le contexte désigne l’ensemble des circonstances, des conditions ou de l’environnement qui entourent un événement, un fait ou un élément de langage et qui permettent de le comprendre.

La contextualisation apporte les détails nécessaires sur l’époque, le lieu ou le groupe de personnes concernés.

L’Internaute :

contexte historique, locution

Sens 1

Ensemble des évènements (politiques, sociaux, économiques...), relatifs à un fait situé à une période précise de l'histoire, et qui permettent souvent d'en comprendre les causes.

Il peut donc être particulièrement décisif que de contextualiser les éléments du document. L’une des matières de l’HGGSP, c’est-à-dire, un des outils qu’on utilise pour étudier l’histoire ou la géopolitique, ce sont les dates, les événements, les acteurs. En bref, c’est le contexte. J’entends par là vraiment la grande majorité des connaissances que vous avez. C’est une catégorie volontairement large et englobante.

Plus vous avez d’éléments de contexte, plus vous pouvez mettre en perspective, avant d’expliquer les tenants et les aboutissants, les causes et les conséquences.

Par exemple, si vous travaillez sur un discours politique ou sur un texte de loi, le contexte c’est-à-dire « quand », « où », « pourquoi », « qui » est un de vos meilleurs outils d’explication. Cela vaut pour la majorité des documents étant donné que l’HGGSP est une matière qui travaille énormément avec les dates, les événements, et les acteurs ont un rôle très important.

Admettons, on voit dans un texte que les EUA ont dépensé plus de 25 milliards de dollars dans le cadre du programme Apollo. Contextualiser cette information revient donc à replacer dans son contexte : pourquoi, quand, dans quelles circonstances, pour quels objectifs, à quelle date, et ainsi de suite. Lorsqu’on remet cette dépense colossale dans son contexte on apprend entre autres :

plus de 25 milliards de dollars

programme Apollo

que ça survient dans un contexte de guerre froide et de rivalité

que ça survient après les avancées spatiales spectaculaires de l’URSS avec Spoutnik 1

Spoutnik 1 qui a été considéré comme un Pearl Harbor technologique selon le New York Times

que ça vise à remporter la course à la Lune

qu’il y a des enjeux immenses de soft-power mais aussi des enjeux militaires sous-jacents

et d’autres choses encore

C’est ce contexte qui nous permet de comprendre les causes derrière cette dépense, les objectifs poursuivis, etc.

C’est également en connaissant le contexte qu’on est capable de comprendre ce qui est implicite, ou encore de comprendre pourquoi telle chose est dite, ou pourquoi tel événement a eu lieu. C’est aussi en partie grâce au contexte et aux connaissances qu’on a de la période, des événements qu’on peut critiquer un document et repérer

ce qui est vrai,

ce qui est à nuancer,

ce qui est biaisé,

ou ce qui est omis,

ou encore, ce qui est faux.

BLes concepts et les notions

Comme pour la dissertation, on donne une certaine importance aux concepts et aux notions.

Définir

Il est donc très important de définir, et définir est un des meilleurs moyens d’expliquer un texte.

Les concepts nous permettent de penser avec plus de précision le contexte. C’est en conjuguant les deux qu’on obtient les outils pour décliner des analyses pertinentes.

Je pense que ce sont les deux outils principaux pour expliquer des documents. Pour autant, cela ne suffit pas que de préciser une date, que de préciser des acteurs ou bien de définir certaines notions.

Conséquences explicites

Pour que ce travail soit pertinent et qu’il explique vraiment les documents, il est crucial qu’il soit systématiquement suivi de conséquences explicites.

7Tirer des conséquences des connaissances apportées

En effet, il est particulièrement fécond de régulièrement expliciter ce que ton information apporte au document. Mobiliser les connaissances est la première étape de l’exemple, ce qui fait que cela ne suffit pas. L’explication ne devient complète que lorsque c’est couplé à une mise en perspective explicite.

Constamment

Ainsi, tire constamment des conséquences de chaque élément évoqué.

L’idée est de formuler explicitement ce qu’on vient de prouver et ce que cela apporte à la démonstration globale. Le raisonnement doit continuellement avancer. Les nouvelles explications permettent au devoir d’avancer, et aux thèses d’être prouvées : il ne faut pas hésiter à formuler clairement les conséquences et ce que cela suppose sur la démonstration. C’est la conclusion locale.

Pense à une situation que tu as peut-être déjà vécue. Quelqu’un te raconte une histoire qui ne va nulle part. Il parle, tu écoutes, et à la fin tu dis :

“et alors ?

où veux-tu en venir ?”

Tu as reçu l’information, mais tu ne sais pas ce qu’elle est censée prouver, ce qu’elle apporte, quelle est sa conclusion. Ne laisse pas le correcteur se poser cette question pendant l’entièreté de ton devoir. Après avoir formulé l’idée de la sous-partie, l’avoir prouvée avec les documents qu’on a expliqués ou critiqués avec nos connaissances, il faut conclure la sous-partie.

8Conclure la sous-partie

Dans la lignée de ce travail d’explication, où on tire les conséquences de ce qu’on dit, s’inscrit la conclusion locale.

Une idée fondamentale

Rappelons une idée fondamentale : on est là pour prouver une idée directrice.

Il ne faut jamais l’oublier. La conclusion locale rappelle au lecteur où on en est dans la démonstration et ce qu’on vient d’établir.