Le time blocking et les repères stables
Après avoir inscrit les contraintes fixes, choisis un créneau et attribue-lui une action précise. C'est ce qu'on appelle souvent le time blocking : réserver une période de temps à une tâche déterminée.
Tu peux aller plus loin en associant une tâche ou une session de travail à un repère stable de ta journée : après le retour du lycée, après le repas, après une prière, après le réveil, et ainsi de suite. Cela fait que tu ancres tes tâches à des moments déjà présents et stables dans ta routine. Associer des tâches à des repères temporels stables de ta journée, c'est un levier intéressant pour créer des habitudes.
Par exemple, en prépa, j'avais pris l'habitude de travailler après le repas, ou bien plus récemment, j'avais pris l'habitude de tourner mes vidéos entre la prière du Asr et celle du Maghrib. L'idée est de rendre plus facile des actions en les reliant à des moments déjà présents dans notre emploi du temps.
Tu peux très bien te dire par exemple, « le mardi, je fais ma session de maths en rentrant de l'école, après ma douche et avant le dîner ». Et si tu as déjà défini tes objectifs secondaires et découpé tes tâches, alors tu sais précisément ce que tu peux faire pendant ce laps de temps.
On couple donc cette technique aux découpages du précédent pilier. Si une tâche, en plus d'être située dans le temps, est précise, alors on peut espérer que la difficulté qu'on a pour se mettre au travail soit plus faible.
Comme pour toutes les autres techniques, cela peut ne pas fonctionner, mais cela peut aider.

Des marges, puis un bilan
Je te conseille, ensuite, de te laisser des marges et des créneaux libres. Après tout, il peut y avoir des imprévus, des baisses d'énergie, de nouvelles priorités, une tâche qui prend plus de temps que prévu, et plein d'autres choses encore.
L'une des faiblesses d'un emploi du temps très précis et peu flexible, c'est qu'on peut vite s'en vouloir de ne pas réussir à le tenir, ce qui peut engendrer des sentiments négatifs, du découragement et ainsi de suite. Ce n'est absolument pas ce qu'on recherche lorsqu'on fait un planning, bien au contraire !
À la fin de la semaine, cela peut être intéressant de prendre du temps pour faire le bilan de sa semaine, voir ce qui a fonctionné et ce qui a été moins efficace. On peut en profiter pour réfléchir aux raisons et voir si on peut tenter d'autres solutions. Je pense qu'un bon système de travail nécessite de bien se connaître, et pour se connaître, il faut essayer et ajuster.