La rédaction

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L'introduction et le développement

IV

La rédaction

1L'introduction

Reprenons donc la question de l’introduction mais plutôt au moment de l’introduction qu’au moment du brouillon, où on la prépare.

L’introduction vise à introduire le sujet, le présenter, dégager les différents enjeux jusqu’à aboutir à une question directrice, la problématique, à laquelle on répond grâce au plan. On voit donc qu’après le brouillon, l’introduction est déjà presque finie, car on a fait l’essentiel.

01

INTRODUIRE ET PRÉSENTER LE SUJET

poser le sujet et présenter les documents

02

DÉGAGER LES ENJEUX DU SUJET

faire apparaître les grandes questions

03

FORMULER UNE PROBLÉMATIQUE ET ANNONCER UN PLAN

construire la question directrice puis la réponse

Concernant le fait d’introduire le sujet, c’est le temps de l’accroche. Est-elle obligatoire ? De mon expérience en classe préparatoire ou encore en L3 Histoire, elle n’est pas obligatoire. Elle est préférable, oui, mais elle n’est pas indispensable.

Une mauvaise accroche peut être pire que l’absence d’accroche. En effet, si le but de l’accroche est d’introduire le sujet, alors une mauvaise accroche fait que le sujet est mal introduit, ce qui fait qu’on démarre mal. C’est d’autant plus mauvais signe que pour introduire un sujet, il faut le comprendre : si une bonne accroche laisse supposer une bonne compréhension du sujet, une mauvaise accroche laisse supposer une compréhension moyenne voire mauvaise du sujet.

Concernant la présentation du document, on essaie de le ou les présenter de manière complète. Puis on peut soulever les enjeux avant de proposer une problématique à laquelle on répond avec un plan.

Passons dès à présent au développement.

2Le développement

L’idée clef à garder en tête est que ton étude de documents est une démonstration : tu prouves des idées. C’est super important car ça guide tout ton développement.

Cela fait que tu débutes ta grande partie par énoncer une idée directrice, la thèse : c’est l’idée que tu défends tout au long de ta grande partie.

Après cela, tu donnes une raison d’y croire : c’est l’argument. Puis, tu étayes ton propos : c’est là qu’on mobilise le ou les documents.

01

THÈSE

l’idée que tu défends

02

ARGUMENT

la raison d’y croire

03

PREUVE

les documents et les connaissances

expliquer le document pour démontrer l’idée

En respectant cette structure, tu fais une démonstration dont les idées répondent au sujet, et sont prouvées entre autres par le ou les documents. Entre autres car tu utilises également tes connaissances pour faire ce travail.

Les documents et les connaissances permettent donc de prouver des idées : on énonce l’idée puis on la prouve. En dissertation, on fait la même chose : on énonce des idées qu’on prouve ensuite. Mais en dissertation, ce que tu utilises pour prouver ton argument, ce sont tes connaissances du cours.

Ici, et c’est là la grande différence avec la dissertation, c’est que pour prouver ton argument, tu utilises à la fois les documents et les connaissances.

Avec tes connaissances, tu expliques le document, c’est-à-dire que tu permets à une personne néophyte de comprendre les tenants et les aboutissants, de comprendre ce qui n’est pas clair, de comprendre ce qui est sous-entendu, de comprendre ce qui est biaisé ou incomplet, voire faux, et ainsi de suite.

Aussi, il ne faut pas se contenter de convoquer le sens apparent du texte ou de décrire les documents : il faut apporter des éléments que les éléments et les sens apparents ne couvrent pas. Cela passe par tes connaissances.

Il peut être particulièrement fécond, à ce moment-là, de citer le texte et de se référer explicitement aux documents. En effet, ton objectif est de prouver en utilisant ces documents : il convient donc de s’y appuyer régulièrement, si ce n’est systématiquement. Citer est également un moyen de se prémunir contre un écueil important de l’étude de documents : utiliser le document comme prétexte pour une dissertation.

3Utiliser le document comme prétexte pour une dissertation

Il peut arriver qu’on commence à traiter un point lié au document, mais qu’au fur et à mesure, on développe tellement ce point qu’on ne parle plus du document. C’est là un écueil important car on ne fait pas ce qu’on demande. Revenons aux attendus de l’épreuve.

Le candidat doit montrer :

qu'il est capable de construire une problématique à partir du sujet indiqué par le titre et abordé par le (ou les) document(s) ;

qu'il comprend le sens général du (ou des deux) document(s) ;

qu'il est capable de sélectionner les informations, de les hiérarchiser, de les expliciter ;

qu'il sait prendre un recul critique en réponse à sa problématique, en s'appuyant d'une part sur le contenu du document et, d'autre part, sur ses connaissances personnelles.

Le ou les document(s) sont au cœur de l’épreuve. Dès lors, s’en écarter et ne pas les aborder est un décalage avec ce qu’on te demande. En d’autres termes, c’est une erreur !

On tire de ce défaut une règle, à respecter autant que possible : la grande majorité des phrases doivent expliquer les documents. C’est d’autant plus souhaitable que l’épreuve est courte, ce qui suppose de hiérarchiser et de synthétiser ce qu’on dit. Plus on peut éviter les informations superflues, mieux c’est. Je te conseille donc de te référer autant que possible aux documents.

Mais il ne faut pas non plus tomber dans un devoir où on cite le document sans pour autant l’expliquer. Il peut arriver qu’on aborde un point du document, mais qu’on le reformule dans nos mots : c’est la paraphrase.